Sur le chemin de Kahnawake. Décolonisation du droit et mondialisations

1 Professeur d’anthropologie du droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il dirige le Laboratoire d’anthropologie juridique de Paris. Il est depuis 2006 associé au programme interuniversitaire canadien « Peuples autochtones et gouvernance ».

Résumé

Trop d’années sont maintenant passées pour que je me souvienne encore des conditions précises dans lesquelles j’ai noué ce colloque singulier avec Andrée Lajoie, colloque qui dure depuis plus de vingt ans, et qui n’a cessé de m’enrichir. Notre collègue et amie croit fondamentalement dans le Droit, beaucoup moins dans la capacité des juristes à trouver les réponses à la hauteur des problèmes auxquels sont confrontées nos sociétés contemporaines.
D’où une attente et une exigence qui l’ont conduite à interroger les expériences qui pourraient répondre à sa curiosité, tant dans le cadre de son propre biculturalisme juridique que dans ceux d’autres sociétés, sur d’autres continents, voire à d’autres moments de nos histoires communes. Mais, toujours me semble-t-il, avec une approche pragmatique car la théorie doit servir la pratique, non l’asservir, et l’objectif est de trouver des solutions concrètement mobilisables.
Elle préfère aussi le fluide au flou, la reconnaissance de la multiplicité des facteurs interférant dans une décision juridique ou judiciaire au simplisme de la seule herméneutique juridique (Lajoie, 1997). Bref, elle est ouverte aux aventures intellectuelles.

Citation recommandée

Étienne Le Roy, « Sur le chemin de Kahnawake. Décolonisation du droit et mondialisations », (2010) 15-1, Lex Electronica En ligne : http://www.lex-electronica.org/s/317.

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© Étienne Le Roy

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