Judicial Activism in the « Eye of the Beholder » : the Israeli High Court of Justice and the Human Rights of the Palestinians in the Occupied Territories

1 Ph D student at the Faculty of law, Université de Montréal.

Résumé

Il est mondialement reconnu que les institutions judiciaires jouent un rôle central dans le processus de prise de décisions politiques, à la fois au niveau national et international. C’est d’ailleurs le cas à la Haute Cour de justice d’Israël. L’étendue de son succès (ou de son échec) dans la tentative de trouver une solution aux violations des droits humains dans les territoires occupés est un problème qui continue de faire l’objet de bien des débats et de recherches académiques. À cet égard, il a été suggéré que, malgré l’absence de constitution écrite et l’existence d’un état d’urgence prolongé en Israël, la Haute Cour de justice a réussi à adopter une approche « judiciairement active » quant à la protection et la promotion des droits de l’homme de manière générale, y compris ceux des Palestiniens dans les territoires occupés. Dans cette perspective, le débat sur le processus d’examen judiciaire de la Haute Cour de Justice tient pour acquise la notion qu’Israël est une démocratie.

Ainsi, cet article cherche à examiner cette hypothèse. Premièrement, en adoptant la position que le processus de révision judiciaire est compatible avec la démocratie et la règle de loi. Deuxièmement, il examine l’approche « judiciairement active » de la Cour et soumet un bref aperçu du processus, des outils et des principes légaux que la Cour adopte pour examiner les actions des autorités israéliennes, y compris l’armée, et imposer une loi commune de protection des droits de la personne, donc ceux des Palestiniens dans les territoires occupés. L’article argumente également que le contrôle prolongé des territoires occupés par Israël a eu des conséquences significatives, car tout effort fourni par la Cour pour garantir le respect des droits humains de la population civile palestinienne doit se faire sans compromettre la sécurité du pouvoir israélien. La conclusion à laquelle on arrive ici dépend de la façon dont on qualifie ce contrôle: une occupation à long terme ou une annexion (ce qui n’est pas réglementaire par rapport à loi internationale), ce qui n’est pas sans conséquence sur le rôle que la Haute Cour de justice peut effectivement jouer pour faire respecter les droits de la personne dans les territoires occupés.

 

English

To date, it is widely acknowledged that the role of judicial institutions is becoming more central to the process of policy-making, both at the national and international levels. This is equally the case of Israel’s High Court of Justice (HCJ), and the extent to which it has succeeded (or failed) in providing a venue for effective remedy to Palestinians in the Occupied Palestinian Territory (Opt) for alleged human rights violations by Israeli authorities, an issue which continues to be the focus of much academic research and debate.
In this regard, it has been suggested that, despite the absence of a written constitution in Israel, and the existence of a prolonged state of emergency, the HCJ has managed to adopt a ‘judicially active’ approach vis a vis the protection and promotion of human rights more generally, including of the rights of the Palestinians in the Opt. In this regard, the entire debate on the process of judicial review by the HCJ, takes for granted the notion that Israel is a democracy.
Therefore, this paper seeks to examine this hypothesis by firstly adopting the position that judicial review is compatible with democracy and the rule of law. Secondly, it seeks to examine the ‘judicially active’ approach of the Court, and to provide a brief overview of the process, tools and legal principles which the Court has made use of to review the actions of the Israeli authorities, including the military, and to bring about a gradual “common law’ protection of human rights, including those of Palestinians in the Opt.
However last but not least, the paper also argues that the prolonged (more than 40 years) of Israeli control of the Opt, has introduced an important time related factor, that has had significant consequences for the way one qualifies any efforts by the Court to balance the human rights of the Palestinian civilian population vis-a-vis the security of the Occupying Power Israel. Here, the conclusion one reaches depends on how one qualifies this control: as long term occupation, or as annexation (unlawful under international law). This in turn influences the kind of problematic that this poses for the role that the HCJ can effectively play in upholding human rights in the occupied territories.

Citation recommandée

Rouba Al-Salem, «Judicial Activism in the "Eye of the Beholder" : the Israeli High Court of Justice and the Human Rights of the Palestinians in the Occupied Territories», (2013) 18-1, Lex Electronica En ligne : http://www.lex-electronica.org/s/113.

Licence

© Rouba Al-Salem

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