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L’actualité entourant les Jeux olympiques de Vancouver de 2010 a fait
couler beaucoup d’encre. Les retombées économiques enviables que procure
l’exclusivité de la commandite aux Jeux olympiques suscitent la
convoitise chez de nombreux concurrents commerciaux. Face aux phénomènes
grandissant de la contrefaçon de la marque olympique et du marketing
insidieux, le Comité international olympique et les pays hôtes des Jeux
ont apporté une couche supplémentaire de protection pour la marque
olympique. Au Canada, la Loi sur les marques olympiques et paralympiques
(LMOP) fut sanctionnée le 22 juin 2007 par la Gouverneure Générale. Les
sections-clés de cette loi sont arrivées à échéance le 31 décembre 2010
alors que d’autres de ses aspects sont permanents.
La première
partie de cet article a pour but de présenter les enjeux reliés à la
protection de la propriété intellectuelle lors des Jeux de Vancouver, de
définir et déterminer les limites de la propriété olympique, ainsi que
le rôle de chaque acteur dans le domaine olympique. Nous étudierons les
actions qui furent prises par le Comité d’organisation des Jeux
olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) et par
les autres paliers de comités olympiques pour s’assurer la propriété de
l’image olympique au Canada et l’importance de la LMOP dans leurs
actions.
Dans la deuxième partie de l’article, il sera question
de la mise en œuvre de la protection de la marque olympique. Au cours
des Jeux, le COVAN a dû faire face à l’adoption ou l’utilisation de la
marque olympique par des tiers non autorisés et à des associations
commerciales non autorisées avec l’image olympique. D’autres infractions
ont également pris place sur Internet.
Le présent article se
veut un bilan de la situation canadienne suite aux Jeux olympiques de
Vancouver de 2010. La LMOP a-t-elle été invoquée devant les tribunaux
canadiens ? La loi a-t-elle effectivement été le seul rempart entre la
protection olympique et les entreprises ou individus qui souhaitaient
profiter indûment de l’événement ? Et finalement, cette initiative
a-t-elle été déterminante dans le combat contre le marketing insidieux
et autres attaques contre l’image olympique?