L’animalité humaine : du constat scientifique aux conséquences éthico-juridiques

1 Étudiante
 au 
doctorat
 en
 droit, 
Faculté
 de
 droit,
 Université 
Laval. Elle est 
titulaire de la bourse d’études supérieures du Canada Vanier.

Abstract

Du constat scientifique de l’”animalité humaine” (ou de l’appartenance de l’espèce humaine à la communauté animale), cet article s’intéresse à ses possibles conséquences sur le plan éthique et juridique vers une considération révisée des (autres) animaux. En annexe, est fournie la liste des lois adoptées au niveau national pour protéger le bien-être animal contre les mauvais traitements et les actes de cruauté à travers le monde.
Notre continuité avec les autres animaux est scientifiquement établie. Le concept de “supériorité” humaine, justifiant l’exploitation animale à des fins humaines, est remise en question par le concept de “spécificité” humaine en tant qu’espèce animale. L’espèce humaine appartient à la communauté animale, mais notre spécificité nous permet de concevoir l’éthique et le droit. Sur le plan moral, nous pouvons réfléchir à un “traitement éthique” des (autres) animaux. Sur le plan légal, nous pouvons protéger juridiquement leur bien-être en tant qu’”êtres sensibles”, plutôt que comme simples “objets de propriété”. Est-il possible (ou nécessaire) d’attribuer des droits légaux à nos frères biologiques contre les souffrances inutiles ou évitables? Ou est-il préférable de continuer à imposer aux êtres humains des obligations envers eux à travers des lois de protection animale? Ces questions centrales sont discutées en soulignant l’importance croissante de la protection juridique du bien-être animal dans le monde.

English

From the scientific evidence of “human animality”(or human membership to the animal community), this article considers its possible consequences from both legal and ethical perspectives for a revised consideration of the (other) animals. In annex, it provides the list of the national laws aiming to protect animal welfare against ill-treatments and cruelty around the world.
Our continuity with other animals is scientifically established. The concept of human “superiority”, justifying animal use and exploitation for human ends, is challenged by the concept of human “specificity” amongst other animal species. Human species belongs to the animal community, yet our specificity allows us to conceive ethics and law. From a moral perspective, we can think of an “ethical treatment” of (other) animals. From a legal perspective, we can protect their welfare as “sentient beings”, more than mere “objects of property”. Could we (or should we) grant legal rights to our biological brothers against unnecessary or avoidable suffering? Or is-it preferable to keep providing legal obligations to human beings in animal protection laws? These central questions are discussed and the increasing state of animal welfare protection in the world is emphasized.

Recommended citation

Sabine Brels, «L’animalité humaine : du constat scientifique aux conséquences éthico-juridiques», (2012) 17-2 Lex Elctronica Available at: http://www.lex-electronica.org/en/s/157.

Licence

© Sabine Brels

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