Les quotas environnementaux comme outil de décroissance pour respecter les limites planétaires
Abstract
Les courants philosophiques de décroissance partent du postulat selon lequel l’économie doit respecter les limites imposées par le fonctionnement de la biosphère. Au sein des outils d’autolimitation, les systèmes de quotas environnementaux pourraient être particulièrement intéressants pour répartir, de manière coordonnée et équitable, les ressources limitées. Étant donné le caractère planétaire de nombreuses limites, les systèmes de quotas, peu importe leur échelle, doivent s’intégrer dans une réflexion planétaire de répartition des ressources et des efforts d’atténuation. Nous proposons dès lors de réfléchir à un système planétaire de quotas environnementaux. Concrètement, les limites planétaires pourraient être transposées en quotas planétaires, qui exprimeraient la quantité absolue maximale ou minimale d'émissions, de prélèvements ou d'utilisations admissibles pour ne pas les dépasser. Ces quotas planétaires devraient ensuite être répartis entre les nations, les secteurs, voire les individus. Comme les systèmes de quotas fixent précisément une limite globale absolue à ne pas dépasser – et un mécanisme pour la respecter collectivement et individuellement – ils garantissent théoriquement que l'objectif environnemental prédéterminé est bien atteint. Ils peuvent, par ailleurs, être déclinés à plusieurs échelles d’action. Cela étant, ils nécessitent une quantification précise des limites écologiques et des pressions humaines qui y sont liées. Il faut également veiller à ce que la répartition des quotas soit équitable.
Keywords
Décroissance – Justice distributive. – Limites planétaires – Quotas environnementaux
